Skip to content

Agora au Graslin à Nantes

Lannion, Saint-Brieuc, Lorient, Morlaix, Brest… Partout en Bretagne, les théâtres restent occupés malgré la réouverture des salles de spectacles, leurs intermittents n’ayant toujours pas obtenu gain de cause. Entre cohabitation et tentative d’expulsion la situation se tend dans nombre de théâtres.   

 

« Pas de réouverture sans droits sociaux » ce slogan fédère les occupants des théâtres bretons aujourd’hui plus que jamais. Alors que les théâtres rouvrent pour le bonheur d'une partie de la population, les intermittents occupent toujours une majorité des théâtres bretons. Les occupants attendent toujours des réponses à l’échelle locale comme nationale. Quand dans certaines salles les intermittents ont le soutien des directions et que la collaboration est de mise en cette période de réouverture. Dans d'autres théâtres les mennaces d'expulsion planent.

En Bretagne, sur les 12 théâtres initialement occupés depuis mars 2021, 11 le sont toujours. Les militants restent car leur droits sociaux ne sont toujours pas garantis malgré l’organisation la semaine dernière du Conseil National des professions du spectacle en présence des ministres de la Culture et du Travail. À Lannion, les occupants du Carré magique demandent , la prolongation de l’année blanche jusqu'à la fin de la crise. Mais aussi, plus largement l’abrogation de la réforme de l’assurance chômage et un plan de relance massif pour l’emploi.     

Ronan Bléjean, occupant du Carré magique « La réouverture des salles permettrait à une personne sur quatre d'avoir du travail. »  :    

Les occupants on la chance d’entretenir de très bonne relation avec l’équipe de la salle qui soutien leur lutte. « Au début de chaque spectacle on laissera de la place aux occupants pour expliquer leurs revendications. » affirme Marianne Gauthier, chargée de communication de la salle.

Expulsion et incompréhension    

La paisible ambiance de Lannion est loin d’être partagée dans tous les théâtres. À Lorient, la situation est bien plus tendue. Lundi, les occupants du Grand théâtre ont été invité à quitter les lieux, lors d'une réunion avec les élus locaux et responsables du théâtre, initialement prévue pour discuter d'un plan de relance à l'échelle locale. Motif invoqué : la jauge de 35% sera dépassée s'ils restent sur place. Pourtant, aucune représentation ne sera jouées au Grand théâtre jusqu'à mi-juin, il servira uniquement à la billetterie pour quelques riverains.

À ce jour aucune expulsion n’est en cours. « Pour l’instant, les politiques se passent la balle, mais personne n’ose nous expulser. Ils ont peur que l’ont se joigne aux ouvriers de la Fonderie »explique Kristell, une des occupantes. Le maintient des occupations inquiète les directeurs de salles qui bloquent à certains endroits la réouverture par peur d'une confrontation entre public et artistes. Ainsi le zèle des théâtres distrayant en temps de confinement inquiètes à l'heure d'une convergence des luttes grandissante.

Return to Top ▲Return to Top ▲