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Partout en France, les salles obscures aperçoivent le bout du tunnel. L'impatience était de mise devant le cinéma Les Baladins à Lannion, ce mercredi 19 mai. Comment le public vit-il cette renaissance ?

Enfin ! En ce mercredi après-midi ensoleillé, le public s'est rendu en nombre à la réouverture des cinémas. Les salles obscures ne rouvrent qu’à seulement 35 % de leur capacité, mais pour le moment, la plupart de ces cinéphiles disent surtout vouloir retrouver "l’ambiance".

Un goût de liberté

Au programme, cinéma français et ça plaît ! Diane et Emmanuel sont amis. Ils attendent tous les deux, en terrasse, autour d’une tasse de café, que le cinéma Les Baladins de Lannion rouvre ses portes pour aller voir le biopic de l’artiste Michel Ange. "Je serais allée voir n’importe quel film, du moment que j'allais au cinéma, je ne pouvais pas louper ça", assure Diane. Plus qu'un film en particulier, la sexagénaire attendait plus généralement le retour du cinéma en grand format.

Je serais allée voir n’importe quel film, du moment que j'allais au cinéma, je ne pouvais pas louper ça

"Je veux l’odeur des pop-corn et des bruits de bouche s’il le faut, un voisin de fauteuil un peu trop bavard, un couple s’embrassant juste devant moi, un enfant un peu trop turbulent, tout, je suis prête à tout accepter", lance une jeune fille dans la file d'attente. Annette, retraitée, attend son amie pour aller voir Adieu les cons d'Albert Dupontel. Elle n’avait pas prévu ce matin d’aller au cinéma, raconte-t-elle, contrairement à son amie qui avait noté la date dans son agenda : c'était cinéma ou rien ! "Je suis très heureuse d’aller le voir, j’ai hâte, hâte de retrouver les salles", se réjouit Annette.

« Aller au cinéma, c’est aider la culture ! »

L’absence de blockbusters américain ne gêne visiblement pas le public. Au contraire, plusieurs privilégient le cinéma d’auteur. Ces cinéphiles de la première heure ont été sensibles aux discours du monde du cinéma les incitant à soutenir la création. "Aller au cinéma c’est aider la culture", abonde Diane.

Pour l'industrie cinématographique francophone, cette réouverture représente un bol d'air financier. En effet, une taxe est prélevée sur chaque ticket de cinéma - la "taxe spéciale additionnelle" (TSA) - afin de financer le cinéma français. Mais, habituellement, ce sont d'abord les blockbusters hollywoodiens qui contribuent le plus à ce financement. Or, ils sont peu nombreux à l'affiche cette semaine.

Leïlou Robert

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