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Dans le Pays du Trégor se trouve un jardin aux 5000 plantes et 17 hectares. Isabelle Vaughan, une amoureuse des plantes, entretien le jardin Kerdalo avec 4 autres personnes. Elle raconte ce qu’une telle responsabilité implique.

A Trédarzec se trouve un jardin, aux 5000 plantes d'ici et d'ailleurs et 17 hectares. Isabelle Vaughan, gérante et propriétaire, entretient le jardin de Kerdalo avec 4 autres personnes, à la main. Elle raconte ce qu’une telle responsabilité implique.

Le jardin de Kerlado se trouve à Trédarzec (Côtes-d'Armor). Le parfum des fleurs et le calme des allées, offrent un cadre majestueux au milieu du vert des arbres. Aux manettes, Isabelle Vaughan, qui gère ce jardin de 17 hectares, prisé par les visiteurs du monde entier, à la main. Labellisé « jardin remarquable », cet endroit paradisiaque inspiré des jardins anglais, offre une bouffée d'air frais.

Le jardin est entièrement visitable.
Des chemins ont été conçus pour se délecter de chaque plante inatteignable, rangée dans des compartiments offrant une variation de couleurs. Photographe : Thierry Nicolas

Kerdalo, une petite entreprise

Isabelle Vaughan, propriétaire et gérante de ce jardin privé, a décidé d’y consacrer sa vie. Mais entretenir un jardin de 17 hectares tapissé d'herbe ou de galets et visité par environ 14 000 personnes par an, implique aussi la gestion d’une petite entreprise. A la tête de cette EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée), elle emploie un jardinier à plein temps et deux à mi-temps. Ce sont les visites qui « payent les salaires, les charges salariales, les plantations, les travaux et les taxes foncières ».

L’entretien du jardin

Le jardin est un héritage de son père Peter Wolonsky (cf infographie ci-dessous), qu’elle a souhaité laisser tel quel au maximum. « Il y a un esprit qui reste mais on rajoute des végétaux continuellement. Parce qu’avec un jardin qui a 50 ans, on est dans l’obligation de continuer à planter. Cependant on ne replante pas forcément les mêmes choses à chaque fois ». Avec les 5000 plantes, venant des quatre coins du monde, présentes dans le jardin, Isabelle Vaughan a fait le choix de « contrôler » la végétation. « La nature est là, mais elle est contrôlée continuellement. Il y a des choses qu'il faut enlever, mais il faut aussi garder le côté sauvage, un sauvage contrôlé ». Certains endroits semblent sauvages, tels une forêt tropicale, les plantes montent jusqu'à plusieurs mètres. Et d'autres sont très ordonnés, avec des buissons taillés minutieusement. Aucun produit chimique n’est utilisé, « tout est fait à la main ».

Les jardiniers à la merci du climat

La hantise des jardiniers : les tempêtes. « En 1987, on a eu 200 arbres à terre à peu près. Il y a eu aussi la tempête de 1999. Mais tous les deux, trois ans, il y a des dégâts. On tremble à chaque fois qu’on sait qu’il y aura des coups de vent. » Malgré plusieurs intempéries, la Bretagne reste un endroit « idyllique » pour les jardiniers. « Vous pouvez faire pousser ce que vous voulez en Bretagne. Sauf les végétaux qui préfèrent les terres calcaires. » L’adepte des plantes déplore le changement climatique. « Il y a des périodes très humides, mais il n’y a plus que le crachin breton qu’il y avait dans le temps. Donc il y a des périodes très sèches et très difficiles. »

Un endroit paradisiaque à Trédarzec (Côtes-d'Armor), prisé par les visiteurs du monde entier. « J’ai des Australiens, des Anglais, des Belges, des Allemands, mais pas beaucoup de Trégorois. »

Informations pratiques : prix : adulte 10 euros et enfant à partir de 4 ans : 5 euros

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