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Arrivé le 8 avril à Perros-Guirec, l’Atelier 100Dwich surmonte difficilement la crise sanitaire. Ayant acheté l’enseigne bien avant la pandémie et fraîchement installé, se lancer dans la restauration actuellement est compliqué.

Au 26 Rue du Général de Gaulle, à Perros-Guirec, l’enseigne Chez Antoine a laissé place à l’Atelier du 100Dwich, gérée par Jean et Sylvie Guillet, mari et femme. Auparavant installé dans un camion sur le bord d’une nationale près de Saint-Brieuc, la beauté de Perros-Guirec et la mer les ont fait chavirer.

La devanture, provisoire, de l'Atelier du 100Dwich

Jean et Sylvie sont arrivés le 8 avril, en pleine crise sanitaire. Ces Bretons avaient acheté l’enseigne il y a bien longtemps mais leur lancement est plus complexe que prévu. « Pour le coup nous sommes très juste financièrement » confie le co-gérant de l’Atelier du 100Dwich.

« Nous n’avons pas d’aides de l’État. C’est un vrai challenge. »

La difficulté de se lancer en ces temps-ci est le fait que Jean et Julie n’ont pas d’antécédents. En effet, l'État ne livre d'aides qu'aux restaurateurs installés depuis au moins 1 an. « La plupart des restaurants qui sont installées depuis près 10 ans ont des aides. Nous nous venons d’arriver. Nous n'avons pas d'aides de l'État. C'est un vrai challenge. »

C’est très difficile de surmonter la crise. En revanche, si l'occasion se présente, Sylvie Guillet songerait à faire une demande pour percevoir ces aides plus tôt. Malgré un démarrage récent et ne sachant pas vraiment où cela va les emmener, le couple compte bien rehausser leur chiffre d'affaire. "Pour l'instant, nous venons d'arriver alors nous n'arrivons pas vraiment à chiffrer nos pertes mais l'objectif est bien d'augmenter notre chiffre d'affaire avec ce déconfinement et de se faire une visibilité" affirme la co-gérante.

Des moyens pour attirer la clientèle

Afin de lutter contre les effets de cette crise sanitaire qui touche fortement les gérants, l’Atelier du 100Dwich s’est lancé sur Instagram dans le but d’avoir davantage de visibilité. Sur ce réseau social, Jean et Sylvie annoncent leur menus et communiquent avec leur clientèle.

Par ailleurs, ce vendredi 21 mai, Jean Guillet a un rendez-vous pour faire sa devanture. « Les clients vont mieux comprendre ce que nous proposons. Pour l’instant, nous avons des sandwichs. La devanture indiquera d'une meilleure manière d’autres chose comme des pâtisseries. » Le lancement de ces gérants, freiné par la Covid-19, va se faire au mieux et étape par étape.

A l’occasion de sa réouverture, la Galerie du Dourven (Locquémeau) présente l’exposition « L’océanique des flaques ». L'oeuvre contemporaine veut être rendue accessible à tous par ses auteurs.

La Galerie du Dourven rouvre ses portes ce mercredi

Pas de queue devant la galerie. Quelques passants seulement, venus se balader sur les chemins du domaine, jouent les curieux en s’arrêtant un instant avant de continuer leur marche. Ce qui suscite leur curiosité : des champignons en bois et des coquillages en terre sur les flancs des murs.

Avant même de pénétrer à l’intérieur de la galerie, l’on aperçoit toutes sortes d’objets fixés sur la façade. De quoi donner le ton de « L’océanique des flaques », exposition de Nicolas Desverronières et Sylvain Le Corre, à l’honneur pour la réouverture de la Galerie du Dourven.

Fragments de vie et éclairage

A l’intérieur, comme attendu, de l’Art contemporain. Le redouté, l’éternel incompris. Pour beaucoup, l’œuvre peut paraître abstraite. Palettes de bois superposées et accrochées à un mur, petits blocs de ciment répartis sur une planche bétonnée…

Pourtant, ces objets sont porteurs d’un sens qui, selon Claire, médiatrice de l’exposition, mérite d'être rendu accessible au plus grand nombre : « Les artistes se sont inspirés des territoires où ils sont allés pour recréer ici un environnement. Ils sont sans cesse en train d’explorer de nouvelles choses, de nouveaux matériaux… Ils aimeraient être les précurseurs de nouvelles façons de faire ».

Pour l’heure, les objets exposés restent des ébauches. Car, partager avec le public leur processus de création, telle est la démarche des deux artistes qui veulent démocratiser leur Art.

Objets d'Art Contemporains exposés à la Galerie

Réconciliation avec l'Art Contemporain

Pour que l’œuvre parle à celui ou celle qui déambule dans la Galerie, Nicolas et Sylvain mélangent leurs récits inventés à de vraies thématiques locales.

Dans une interview vidéo, Nicolas explique « Nos projets avec Sylvain se déroulent souvent sur des questionnements qui sont autour d’un territoire précis comme à l’Estran. C’est-à-dire de s'intéresser à un milieu, à son biotope, à son historique et de créer une histoire autour de ça. Nous ça passe par la création d’images et d’objets au sein d’une galerie. ».

Et pour ceux qui s’interrogent encore, contemplant les objets dubitativement, en l’absence des deux artistes, Claire reste disponible : « Je sers à ça. A donner des pistes interprétatives aux visiteurs ».

Finalement, pour les novices, Nicolas Desverronières et Sylvain Le Corre ont trouvé le remède. Les visiteurs pourront s’installer à une table et jouer à la bataille navale. Ludique, ce jeu en bois dessiné par les deux artistes devrait rendre plus attractif les objets d’Art installés autour.

Pour ceux qui resteront fâchés avec l’Art Contemporain, pas de panique. Dans le Trégor, de nombreuses autres expositions sont désormais ouvertes au public. La peinture est notamment à l’affiche à la la Roche-Jaudy, avec « CIRK », ainsi qu’à Plestin-les-Grèves avec « Encres et aquarelles ».

Voir en plein écran

Depuis la semaine dernière, les compagnies maritimes ont repris la direction des Sept îles et les touristes ont répondu présent pendant ce week-end de l'Ascension. La saison semble bien lancée pour le tourisme maritime trégorrois. 

« Ce week-end, tous nos départs affichaient complet » , se réjouit Sandrine Chandemerle, responsable commerciale d’Armor Navigation. Suite à l'annonce de la suppression des restrictions de déplacement, les compagnies maritimes, à l'image d'Armor Navigation, ont tout de suite été sollicitées par les touristes : «On a eu beaucoup de réservations dès le premier jour».  Même son de cloche pour Laurence Delmont, propriétaire du voilier Saint C'hireg, avoue que les vacanciers ont été «très réactifs».

Depuis février, plus aucun bateau ne se rendait sur l'archipel costarmoricain. Pourtant, ces derniers étaient autorisés à naviguer. Pour justifier cet arrêt d'activité Sandrine Chandemerle évoque un choix économique : «On n'arrivait pas à remplir nos vedettes».Pour les propriétaires du Saint Guirec, la sécurité sanitaire était primordiale. «Sur le bateau, nous n'avions pas de restrictions de nombre, explique Laurence Delmont. Mais ça ne nous paraissait pas prudent de continuer». 

 

«Les gens ont besoin de prendre l'air»

«On a clairement loupé le départ», se désole Emmanuel Guern, mari de Laurence Delmont. Le couple espère rattraper les semaines perdues, et compte sur une forte présence des vacanciers cet été : «On sait qu'il y a une affluence croissante des touristes en Bretagne, nuance-t-il On le sent déjà depuis la semaine dernière». «Les gens ont besoin de prendre l'air après cette période difficile», poursuit sa compagne.

Avec la difficulté de voyager à l'étranger, Armor Navigation s'attend à  une belle saison estivale. «Les Français vont beaucoup voyager en France, estime Sandrine Chandemerle. Et on sait que la Côté de Granit Rose attire beaucoup de monde». Selon la responsable commerciale, le contexte sanitaire va permettre aux touristes de «découvrir davantage [leur] pays ». Si «l'avant-saison est à oublier», les compagnies ont enfin levé l'ancre en ce mois de mai, qui annonce un bel été.

Mathis Boronat.

Il y a quelques semaines, la mairie de Perros-Guirec, accompagné du Crédit Agricole local, a investit de l'argent dans un accès aux personnes à mobilités réduites, sur le sentier des douaniers. Un budget spécifique a été voté. 

La Joëlette permet aux personnes à mobilités réduites de découvrir le sentier des douaniers en toute                           tranquillité - Crédit : Service COM de la ville de Perros-Guirec

À Perros-Guirec, visiter le sentier des douaniers est désormais accessible à tous. Pour les personnes à mobilités réduites, une Joëlette est à disposition. L'ambassadeur de l'accessibilité et maire de Langoëlan (Morbihan) avait déjà évoqué ce sujet à Perros-Guirec, en 2019. Il sensibilisait aux actions à mener en faveur des personnes handicapées.

Cette Joëlette coûte environ 4000 euros, selon Christophe Tabourin, délégué aux mobilités et à l'accessibilité. La mairie de Perros-Guirec a alors voté durant une réunion, il y a quelques semaines, qu’un budget de 3600 euros allait y être dédié, précise la Maison du littoral. Le Crédit Agricole local prend le reste de cet investissement en charge. Une Joëlette est un fauteuil maniable, pliable et tout terrain qui permet aux personnes atteintes d’handicap de visiter le sentier des douaniers. "La mairie de la ville a un budget de 15 millions d'euros et nous avons décidé ensemble de fixer une somme pour cette joëlette. C'est un petit investissement quand même" confie Monsieur Tabourin.

Les élus Christophe Tabourin, Gwenaël Le Guillouzer, conseiller municipal sont à l’origine du projet. Ils ont été accompagnés par l’équipe de la Maison du littoral. « Nous avions déjà analysé le sentier il y a quelques temps mais nous n’avions pas de solutions techniques. Gwenaël Le Guillouzer connaissait le système. Puis, c’est un choix de la politique municipale » confie Christophe Tabourin.

« Si ça répond à un réel besoin, on en mettra une seconde »

Avec qu’une seule Joëlette à disposition, il est nécessaire que les visiteurs fassent une réservation. Pour cela, il suffit de contacter la Maison du littoral. Cependant, il faudra débourser 15€ pour louer ce fauteuil et seulement pour une demi-journée. « Il n’y a qu’une joëllette alors il faut venir vers nous pour réserver. Une caution de 2000€ est demandé en échange ainsi qu'un contrat de location à signer avant le départ » affirme la Maison du littoral.

"On verra en fonction du taux d’utilisation"

Pour le moment, les élus à l’origine du projet n’ont lancé qu’une joëllette, en guise de « test ». « Si ça répond à un réel besoin, on en mettra une seconde" avoue le délégué aux mobilités et à l’accessibilité. S’il y en a besoin, un nouveau budget y sera dédié.

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