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Skateboard : malgré l’arrivée aux JO, des difficultés persistantes pour les amateurs

Duane et Tom, skateurs lannionais aguerris
Duane et Tom, skaters lannionnais aguerris

Absent des Jeux olympiques de Rio en 2016, le skateboard a été promu discipline olympique pour les trois éditions à venir. Alors que la discipline se professionnalise peu à peu, l'accès à sa pratique pour les amateurs reste très inégalitaire au niveau national et régional.

Tokyo 2021, Paris 2024, Los Angeles 2028 : le skateboard sera bien de la partie. Alors que les skaters professionnels s'affronteront sur deux épreuves olympiques lors des prochains JO, cette reconnaissance nouvelle a permis une professionnalisation croissante de la discipline. Elle est illustrée par le parcours d’Aurélien Giraud, Vincent Milou et Vincent Matheron, qui disputent actuellement les qualifications aux JO aux Etats-Unis.

En Bretagne, des difficultés de pratique pour les amateurs

On a tout à faire en France, on est loin d'être structurés. On a un championnat de Bretagne depuis seulement 2 ans.

Pour les amateurs du skate, cette nouvelle légitimation de leur sport n'efface pas tous les problèmes du quotidien. David Meurou, éducateur professeur de skateboard à Perros-Guirec, explique que la discipline souffre d'un manque de reconnaissance au niveau administratif. « Quand les responsables des salles ont à choisir entre le skate et une autre activité, plus reconnue, on se rend vite compte de notre place », déplore-t-il. En février 2020, faute de salle, le club de skateboard lannionais Lann'skate a été contraint de suspendre ses activités.

Nicolas Hémous, référent régional des clubs de skateboard, rappelle qu'en Bretagne, seules les villes de Plougastel et Quimper, dans le Finistère, sont équipées d'un terrain en intérieur. Il explique avoir accueilli l'arrivée du skateboard aux Jo comme une surprise, étant donné les obstacles pour la pratique au niveau local : "On a tout à faire en France, on est loin d'être structurés. En régions par exemple, on a un championnat de Bretagne depuis 2 ans. Du coup nous n'étions pas forcément prêts pour cette démarche là."

Les JO comme tremplin en France ?

Pour Nicolas Hémous, les JO restent cependant un motif d’espoir pour faire prendre conscience aux administrations d’investir dans les infrastructures qui permettent la pratique du skate. Il reste tout de même optimiste pour l'avenir, étant donné la démocratisation de la pratique, qui va s'amplifier grâce à cette nouvelle visibilité. David Meurou estime pour sa part qu'une amélioration de l'encadrement de la formation des skateurs permettra aux amateurs de progresser dans un cadre plus bénéfique.

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