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Adopté par une famille bretonne à l’âge de 4 ans, Jean-Eldar Ollivier débute un périple à pied jusqu'à Astrakhan, en Russie, sa ville natale. 6 000 km séparent l'aventurier de sa famille biologique.

C’est un long périple qui attend Jean-Eldar Ollivier. 6 000 km sépare sa ville natale d'Astrakhan, en Russie, de Brest, sa ville d’adoption. À 22 ans, il a décidé de quitter la famille bretonne qui l'a recueilli à 4 ans, pour rejoindre à pied sa patrie d'origine et retrouver les traces de sa famille biologique russe. Passé par Lannion mercredi 19 mai, il souhaite achever cette expédition pour « expérimenter la liberté la plus complète possible ».  En se libérant des contraintes de transport, il est « entièrement autonome et libre de [ses] mouvements ».

6 000 km de solidarité

Afin de parcourir ce voyage de 6 000 km qu'il espère "fort émotionnellement", il compte s’appuyer sur la solidarité des citoyens. Pour cela, il mise sur son réseau d’amis et la communauté du site Couchsurfing.com, un service de mise en relation pour être hébergé gratuitement chez l'habitant. Les restrictions sanitaires liées à la pandémie de Covid-19 ne l'empêchent pas de trouver des hébergements, explique-t-il : « Je suis toujours en Bretagne pour l’instant, les habitants sont assez décontractés à ce sujet ». Le couvre-feu n’est pas un problème non plus : « Si je me fais contrôler, je dis que je n’ai plus de domicile fixe. Chez moi, c’est mon sac à dos. »

Pour préparer ce voyage, il a mis en place une cagnotte en ligne en février dernier, qui a récolté 3 300 euros en seulement un mois. Cet argent lui permet de se nourrir au cours de son voyage, mais surtout d’acheter du matériel indispensable à ce périple : un sac à dos à 200 euros, une tente et un téléphone satellitaire à 600 euros.

Les retrouvailles familiales

Lors de son arrivée à Astrakhan, il compte mener l'enquête pour retrouver sa famille biologique. En novembre 2019, sa mère adoptive lui a transmis son dossier d’adoption, qu’elle lui avait caché jusque-là. À l’intérieur de celui-ci apparaissent le prénom et le nom de sa mère biologique. Une amie traductrice qui se trouve en Russie ainsi que des juges et notaires, pourront aussi l’aider dans sa démarche.

Qu'envisage-t-il de faire après avoir retrouvé sa famille biologique ? « Ce sera une période de découverte, je ne m’attends pas à grand-chose, je ne veux pas me faire d’illusion », expose l’aventurier. Une chose est sûre : un retour définitif à Brest n’est pas envisagé. « L’idée n’est pas de revenir en Bretagne, mon objectif est de rester dans ma ville natale. Je ne serai plus la même personne après ce voyage », estime Jean-Eldar, avant de se diriger vers Bréhat pour une journée de repos. 5 870 km le sépare encore de ses racines russes.

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