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Alors que le déconfinement approche, la reprise des courses cyclistes n’est pas à l’ordre du jour. L’impossibilité de se démarquer sème le doute chez les coureurs professionnels dont le contrat arrive à terme et pourrait mettre fin aux rêves de certains amateurs.

Être confinés, un comble pour des cyclistes habitués à passer des heures de selle à l’air libre. Mais pour certains cette situation met leur carrière en péril. Le Lannionnais Alan Riou, cycliste professionnel pour la formation bretonne Arkéa-Samsic, gagne sa vie grâce à son sport. Dans l'élite depuis janvier 2018, le trégorois comptait sur la saison 2020 pour convaincre son équipe de prolonger son contrat. En effet, pour celui qui a fait ses classes au club cycliste du Granit Rose, 2020 était aussi la dernière année le liant à l’équipe managée par Emmanuel Hubert. Heureusement pour lui, il a été auteur d'une première saison satisfaisante qui lui a permis de se mettre en avant. « J’ai fait une première saison mitigée mais avec de bonnes performances. J’ai aussi eu la chance de faire quelques courses en début de saison donc je reste positif. » Nombreux sont les cyclistes dans le flou. Au sein du WorldTour, la catégorie reine du cyclisme professionnel, plus d'un quart des coureurs sont dans l'attente d'un nouveau contrat.

A désormais moins d’un an de leur fin de contrat, l’idée d’un retour dans les pelotons amateurs préoccupe plusieurs d’entre eux. Les équipes ont déjà baissé les salaires en raison de la crise et vont devoir composer avec les effectifs déjà en place. Ce sont les amateurs qui pourraient pâtir de la situation.

Situation compliquée pour les amateurs

Les meilleurs cyclistes amateurs ont pour objectif de décrocher un contrat professionnel. Cela passe par des performances remarquées tout au long de l’année sur les plus grandes épreuves du calendrier. « Je savais qu’à mon âge ça allait être compliqué. La période de confinement m’a permis de me remettre en question. Maintenant le but c’est de trouver un travail qui me plaît. » A 26 ans, Aurélien Le Lay, voit son objectif de passer professionnel s'envoler alors qu'il avait bien commencé la saison. Depuis deux ans, le coureur des Côtes d'Armor Marie Morin - Véranda Rideau se consacre à la pratique de son sport pour se donner un maximum de chances pour réussir. Aujourd'hui, il n'a plus beaucoup voire plus du tout le temps de faire ses preuves auprès des formations professionnelles. Il continue de s'entraîner tout en aidant ses beaux-parents dans leur boulangerie et laisse derrière lui ses espoirs d’obtenir un contrat professionnel. « Ce serait vache que les équipes laisse tomber leurs coureurs déjà en contrat. En plus, elles ne prendront pas le risque d’aller dans l’inconnu. C’est compliqué pour elles aussi. » Heureusement pour les équipes professionnelles, l’Union Cycliste Internationale a annoncé une fin de saison remodelée qui leur permettra d’observer les forces en présence et d'offrir un nouveau contrat selon les performances. Le calendrier amateur n’a quant à lui pas encore été dévoilé.

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