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Depuis 1998, La Potinière, bar-restaurant en bord de mer à Trébeurden, est à l'abandon. Alors que la Cour administrative d'appel de Nantes a rejeté en 2020 un permis de construire pour un nouveau projet, la bâtisse délabrée surplombe toujours la ville, au point d’être surnommée “la verrue de Trébeurden” par ses habitants.  

Surnommée la "verrue de Trébeurden", le bar-restaurant La Potinière est à l'abandon depuis 1998

Elle a fait le bonheur des habitants de l'ouest du Trégor autrefois. Désormais, elle est surnommée “la verrue de Trébeurden”. Le bar-restaurant La Potinière n’a plus ouvert ses portes depuis 1998. Une bataille judiciaire autour des murs délabrés de cette vieille bâtisse divise la mairie et les propriétaires depuis 23 ans.

En octobre 2020, la cour administrative d’appel de Nantes a annulé un permis de construire délivré par la société Eolarmor, propriétaire du bâtiment, estimant le nouveau projet trop dégradant pour le site des "Roches Blanches". Deux mois plus tard, en décembre 2020, une tempête a arraché la charpente de l'édifice, qui s'était progressivement transformé en ruine depuis son abandon.

Un projet de surface commerciale refoulé

La société Eolarmor et son gérant Hubert du Boisbaudry, ainsi que la société Yola avaient racheté le bar-restaurant en 1998. Les deux nouveaux co-propriétaires prévoyaient de transformer ce lieu de fête en complexe commercial et d'habitation. Mais la commune n'approuve pas ce projet de rénovation. S’ensuit un combat juridique pour faire valider le permis de construire… “Les propriétaires ne voulaient pas accepter les propositions de la mairie et la mairie refusait les demandes des propriétaires”, se souvient Eliane, habitante de Trébeurden. "La Potinière est donc restée telle quelle depuis...".

La Potinière, quadrillée par des barrières.

Tous les Trébeurdinais pensent la même chose : ça ne peut plus durer

De la Potinière, il ne reste que des murs. Eliane a connu le bar-restaurant avant qu'il ne devienne cet édifice délabré. "On passait du très bon temps là-bas”, se remémore la retraitée, originaire de Lannion et mariée à un Trébeurdinais depuis 25 ans. “Il y avait la salle de jeux au sous-sol, le restaurant au-dessus et le bar sur le côté droit, à l’entrée”. Comme beaucoup d’habitants, elle juge la situation catastrophique : “Tous les Trébeurdinais pensent la même chose : ça ne peut plus durer."

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