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Les restaurateurs peuvent dès ce 19 mai accueillir leurs clients, mais cette réouverture n’est pas vue de la même façon par les restaurateurs de Perros-Guirec. Pour certains d’entre eux, la période qui suit ne sera pas rentable : ils attendent avec impatience la vraie ouverture du 9 juin prochain.

Un retour à la liberté ? La deuxième phase de l’assouplissement des restrictions sanitaires débute ce mercredi 19 mai avec la réouverture des terrasses des restaurants. La reprise du service à l'extérieur de ces établissements , synonyme de plaisir pour les clients, réjouit également des restaurateurs de Perros-Guirec. Gwenael Odic, gérant du restaurant La Crémaillère, a rouvert sa terrasse ce matin, après l'avoir mise en place la semaine dernière avec l’autorisation de la mairie.

Tout en continuant la vente à emporter, mise en place depuis le premier confinement de mars 2020, Gwenael Odic attend avec impatience de servir sur place à nouveau ses clients, six mois après sa fermeture : « Beaucoup de clients habitués nous ont demandé de réserver des places pour la terrasse. ». Certains d'entre eux étaient déjà sur le pont une semaine avant.  Il reste également très confiant sur l’arrivée des clients dans son établissement : « Enormément de gens reviendront. De nombreux touristes circulent à cette période, ce qui va nous apporter de la clientèle."

Afin d'anticiper cette arrivée massive et un éventuel manque de personnel, le chef d'entreprise a préféré embaucher dès maintenant du personnel pour la saison.

Une remise en route pour le 9 juin

Plusieurs restaurateurs de Perros-Guirec comptent reprennent du service ce mercredi, mais restent perplexes sur la rentabilité de leur activité. Autorisés à remplir seulement 50 % de leur terrasse, ils s'attendent à une période délicate. C’est le cas de Franck Lascaux, patron de la crêperie Les Calculots : « On n'a que la terrasse, divisée par deux, et toujours pas l’intérieur. Il suffit qu’il pleuve et ça ne sert plus à rien d'ouvrir. Donc on ne pourra travailler correctement qu'à partir du 9 juin, pas avant. » À partir de cette date, il pourra rouvrir entièrement sa terrasse et accueillir ses clients à l’intérieur de son établissement, à 50 % de sa capacité d’accueil maximale. Pour le gérant, la réouverture de ce 19 mai n'est qu'une transition avant une véritable reprise de son activité au mois de juin.

Sébastien Le Rallec de la crêperie Les blés noirs considère lui aussi cette étape du déconfinement comme une préparation au 9 juin : « Ca va permettre de se remettre au boulot, parce qu'il était temps, et de refaire vivre un peu le bourg.» Il mise cependant sur une ouverture seulement le midi et l’après-midi. Malgré le report du couvre-feu à 21h, la fraîcheur des soirées bretonnes l’incite à rester fermé pour le service du soir.

Une reprise plus tardive

Face à ces nombreuses incertitudes, certains restaurateurs préfèrent garder leur rideau fermé et envisagent une reprise plus tardive. Sur le front de mer de Perros-Guirec, le restaurant La Plage attendra encore avant d’ouvrir ses portes au public, « compte tenu de la jauge de 50 % en terrasse, et du fait que l’on ne soit jamais trop sûr des conditions ».

Les problèmes d'organisation liés au personnel confortent la décision du gérant : « C'est compliqué de dire aux employés un jour : 'tu viens au boulot', puis le lendemain 'tu ne viens pas'». Entre jubilation, questionnement sur la rentabilité et attentisme, un retour à la liberté vu différemment par les restaurateurs de Perros-Guirec.

En mars 2021, plusieurs arbres ont été abattus sur le campus de l’IUT de Lannion. En cause, des conifères malades qui menaçaient de tomber ou qui empêchaient l'accès des pompiers aux bâtiments.

En s’endormant dans sa chambre universitaire, Louis était loin d’imaginer qu’il se réveillerait avec un nouveau paysage à la fenêtre. « J’ai entendu un bruit de tronçonneuse, j’ai ouvert mes volets, et j’ai vu mon arbre s’effondrer au sol ». Son arbre faisait partie des nombreux autres découpés en mars dernier sur le campus de la résidence universitaire de Lannion, qui jouxte l’IUT, « ça faisait un peu de vert et d’intimité dans ma chambre, maintenant c’est tout blanc », s’émeut-il.

Faciliter l'accès aux pompiers

Une nécessité impérieuse à en croire l’une des employées, qui n’a pas souhaité donner son nom : « il y a eu un exercice incendie des pompiers, et la nacelle de sécurité ne pouvait pas accéder à certaines chambres ». C’est donc pour faciliter l’accès des secours que trois gros conifères ont été abattus. Une décision prise par la direction du Crous, car « l’IUT et la résidence universitaire sont deux entités différentes », nous rappelle-t-elle.

« On a un arbre qui était pourri qui est tombé, et on a eu de la chance qu’il ne tombe pas sur un bâtiment. »

Hasard de calendrier, le campus de l’IUT voyait aussi sa faune se réduire. Là encore la sécurité le justifiait, comme nous l’explique Séverine Haesaert, responsable patrimoine sécurité de l’établissement : « En décembre on a un arbre qui était pourri qui est tombé, et on a eu de la chance qu’il ne tombe pas sur un bâtiment. » Une situation qui ne pouvait durer, « on a décidé d’enlever les conifères malades qui posaient problème ». Concernant les buissons situés aux abords du département information communication, c’est l’argument de salubrité qui prévaut, « vous avez vu dans quel état c’était ?! C’est de l’entretien classique comme on en fait tout le temps », tempère Séverine Haesaert.

Une perte compensée

Du côté de la résidence universitaire, l’employée du Crous nous l’a assuré « des plus petits arbres vous êtes plantés un peu plus loin ». Même compensation sur le campus de l’IUT, où le travail est déjà fait. « Quatre pommiers ont été plantés au centre du site, trois arbres à côté du parking de derrière, et un autre le long de la route de Perros-Guirrec », nous assure Séverine Haesaert. Des informations qui ne sont apparemment pas parvenues jusqu’aux oreilles des étudiants, où l’on s’émouvait d’une réduction de la biodiversité, « il y avait un nid dans l’arbre, j’espère que les oiseaux ont trouvé refuge, se souvient Louis, c’est dommage de ne pas nous expliquer ce genre de travaux ». Espérons que le printemps fasse pousser les nouveaux arbres, et fleurir les anciens qui résistent.

À lire aussi : Lannion. A l'IUT, les abeilles travaillent aussi, sur actu.fr

Yoann Compagnon

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