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Avec les résultats des demandes Parcoursup, la course aux logements étudiants va bientôt commencer à Lannion. Cet été, ils seront encore nombreux à batailler face à une offre d'hébergement limitée sur le territoire trégorrois. 

 

La fin d’année scolaire est rarement signe de repos pour les étudiants de Lannion. Entre le stress des validations de partiels et les périodes de stages, certains doivent en plus s’atteler à une pénible recherche de logement pour la rentrée prochaine.  "J'ai vu des cas dramatiques, notamment un jeune qui a passé l'année scolaire dans une chambre d'hôtel car il ne trouvait pas d'appartement", témoigne David Rivoallan, animateur du service jeunesse à la mairie de Lannion.

Concrètement, moi je n'ai plus rien à la mi-juillet.

La ville subit selon lui un manque évident de logements étudiants. Nombreux sont les jeunes à venir lui demander conseil à l'approche de la rentrée, parfois dans la précipitation. Dans l'idéal, dit-il, le logement doit être trouvé avant juillet. Ensuite, le marché est "saturé" jusqu'à septembre. "Concrètement, moi je n'ai plus rien à la mi-juillet", poursuit David Rivoallan, qui participe à la sélection des dossiers de demande de logements dans les foyers de jeunes travailleurs.

La solution par la communication

Cette pénurie de logements peut pourtant être diminuée, d'après le responsable. La ville gagnerait selon lui à davantage informer les futurs étudiants de toutes les possibilités de location : "Il faudrait rassembler les données de toutes les structures de logement, pour ensuite les fournir aux futurs locataires. Ca éviterait à beaucoup de jeunes de passer à côté de locations."

Outre ce manque d'offre, de nombreux étudiants choisissent un logement éloigné de leurs lieux d'études. Une fois en périphérie de la ville, certains rencontrent des difficultés à se déplacer. "Le réseau de bus n'est pas encore assez performant. Habiter loin du centre-ville, c'est possible surtout si l'on a une voiture", explique David Rivoallan, qui conseille aux jeunes de surveiller les annonces des résidences universitaires du Crous, ainsi que les foyers de jeunes travailleurs comme Cosmos et Thos.

 

Ce mercredi, les lannionnais ont occupé en nombre les terrasses de restaurants et les cinémas. Pourtant, l'effervescence ne profite pas au musée des Ursulines, où encore personne ne se presse à l'entrée.

 

Les portes viennent de rouvrir à la chapelle des Ursulines, mais seuls quelques amateurs d'art sont présents . Depuis 14 heure, ce mercredi 19 mai, le musée est accessible au public, avec une jauge limite de 20 personnes. Tout a été préparé attentivement par le personnel encadrant, spots de lumière et musiques d'ambiance ont été placés pour convenir au mieux à l'ambiance sacrée du lieu. Pourtant, ces efforts de présentation ne semblent pas suffire : il n'y a pas foule à l'exposition "Océanités", galerie d'art contemporain.

"Les gens attendent tellement de choses, depuis tellement longtemps, qu'ils ne peuvent pas tout faire dans la même journée"

Ce manque d'affluence ne surprend pourtant pas Nathalie Rémond, responsable du lieu. Selon elle, ce jour de réouverture n'offre pas d'opportunités d'affluence au musée des Ursulines, mais illustre davantage les priorités personnelles des habitants. "Il faut se souvenir qu'on est mercredi, jour des enfants pour les parents. Aujourd'hui, les habitants vont surtout être attirés par les terrasses, et les magasins de vêtements pour habiller leurs petits. On ne peut pas tout faire en même temps". Les préférences culturelles des lannionais se sont aussi illustrées cet après-midi : le cinéma Les Baladins a affiché complet pour ses deux séances du jour. Le musée des Ursulines avait pourtant l'opportunité de concurrencer le grand écran, en étant la seule des trois galeries d'art ouvertes en ce jour de réouverture.

Problèmes de médiatisation

Pour Nathalie Rémond, le musée souffre également d'un manque de médiatisation quant à la communication des nouveaux projets du lieu. "On est dépendants des médias lorsqu'on veut annoncer des nouvelles expositions. On invite les journalistes à venir ici, mais c'est rare que l'on publie des choses sur nous." Un point de vue réaffirmé par un visiteur. Amateur d'art aguerri, il sillonne la bretagne à la recherche de galeries d'art "Les musées sont marginalisés par les médias, ils sont trop intellectualisés alors qu'il y a du personnel compétent pour nous aider à comprendre les œuvres d'art". Selon lui, la chapelle gagnerait à gagner en visibilité, il désire la voir se transformer en lieu de rencontre entre adeptes d'art contemporain et curieux du coin.

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