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 À l’Écocentre Trégor de Pleumeur-Bodou, une équipe de cinq animateurs propose jusqu'au 24 mai une multitude d’ateliers placés sous le signe de l’autosuffisance. Ou comment se former à l’écologie dans la convivialité.

Ce jeudi 20 mai, cinq stagiaires venus des Côtes-d’Armor, âgés de 28 à 60 ans, ont appris à passer à un mode de vie zéro-déchet. Jusqu’au lundi 24 mai, ces cinq bretons vont suivre des ateliers consacrés à l'écologie à l’Écocentre Trégor de Pleumeur-Bodou. Ils ne se connaissaient pas encore à leur arrivée mais l’ambiance est déjà joviale.

On pourrait aussi réaliser des porte-clefs avec ces chaussettes

Cette atmosphère chaleureuse n’est pas le fruit du hasard. « J’avais préparé des temps de jeux et de débat ce matin pour faire connaissance et ça a super bien marché » s’exclame Laetitia, qui anime ce stage avec quatre autres personnes.  Pour cette première journée consacrée au « zéro déchet », les stagiaires se retrouvent autour de planches à tisser des éponges « tawashi », fabriquées à base de chaussettes usagées.

Les discutions sur le recyclage de chaussettes fusent autour de la table. « On pourrait aussi réaliser des porte-clefs avec ces chaussettes », propose Arthur, l'un des stagiaires. L’idée fait l'unanimité et est rajoutée au planning pour les prochains jours. Pour Laetitia, ce premier jour de stage est un réussite. « C’est avant tout un moment de partage » se ravit-elle. 

Prix du stage : 435€

Ce stage polyvalent d'apprentissage de l'autonomie sur cinq jours est une première pour l’association. Avec seulement 10 places disponibles, les animateurs espéraient que le stage affiche complet. Selon Elisa, une animatrice, le montant de ce stage - 435 euros - a dissuadé beaucoup de candidats potentiels. Cette somme sert à financer le matériel nécessaire pour les ateliers, les repas du midi, mais surtout à rémunérer les animateurs mobilisés pendants 5 jours. « Ce prix a été contesté par certaines personnes sur les réseaux sociaux, mais il me semble justifié et il donne de la valeur à nos ateliers », justifie Élisa, à l’initiative de la création de ce stage.

Mise en place d’un jardin autonome, « rando-cueillette » pour aller à la découverte des plantes comestibles ou encore conception de cosmétiques naturels... Pendant ces cinq jours les ateliers se succèdent dans un esprit de partage, sur les deux hectares du parc de loisirs où est basé l'Eco-centre.

Pour cette deuxième étape du déconfinement, les restaurants hôteliers, comme celui d'Agapa à Perros-Guirec, sont autorisés à rouvrir en intérieur. Résultat d’un rapport de force entre le gouvernement et professionnels de ce secteur.


Les hôtels font l’exception dans le milieu de la restauration : ce sont les seuls à pouvoir rouvrir en intérieur. Ces derniers doivent appliquer le même protocole sanitaire que celui prévu pour la réouverture des terrasses : 6 personnes à table et une jauge fixée à 50% de la capacité d’accueil. 

À l’hôtel Agapa de Perros-Guirrec, on s’affaire pour mettre le couvert. Le 5 étoiles avait développé son room service pendant le confinement. Le protocole sanitaire permet à l’Agapa de rouvrir son restaurant à hauteur de 20 places pour deux services par soir, alors que l’établissement de luxe accueille chaque nuit près de 100 personnes. Cette jauge impose une organisation méticuleuse : « On va devoir cumuler le room service et celui en salle, ça complique la tâche en cuisine », explique le chef cuisinier, Jean Alexandre Avaratla.

Le service à table est bien plus convivial qu’un room service

L'hôtel a également recruté des saisonnier pour faire face à l’augmentation de la demande. Le week-end de la pentecôte affiche déjà complet. Margot Gilbert, étudiante en hôtellerie-restauration y voit tout de même du bon : « je n’avais pas appris en cours comment faire du room service, j’ai donc pu apprendre sur le terrain ». Les professionnels de la restaurations s’accordent à dire que l’ouverture des restaurants dans les hôtels est une bonne nouvelle. « Le service à table est bien plus convivial qu’un room service », assure Margot.

Un grand flou dans l’annonce

L'hôtel n’a su que tardivement qu’il pourrait rouvrir son restaurants. L'annonce surprise de cette réouverture a fait suite aux discussions engagées par les syndicats du secteur ces derniers mois. La directrice de l’Agapa, Corinne Barbarin, se ravit de cette décision : « la restauration fait partie de notre métier, nous ne sommes pas que des marchands de sommeil ».

L’annonce s’est faite en 'off' avec les syndicats. Nous l’avons su de façon officielle beaucoup plus tard

L'information n'est pourtant pas arrivée dans tous les hôtels. « Je ne savais pas du tout que nous pouvions rouvrir », s’exclame la réceptionniste de l’hôtel Kyriad de Lannion. A l'Agapa, Corinne Barbarin n’est pas surprise que certains professionnels ne soient pas au courant : « l’annonce s’est faite en 'off' avec les syndicats. Nous l’avons su de façon officielle beaucoup plus tard ».

La situation se clarifie depuis peu quant à la réouverture d'autres services hôteliers. « Il était temps que le flou se lève. Un appel de client sur deux était lié à une demande de renseignements sur l’ouverture de ces services secondaires », explique Corinne. Les spas pourront rouvrir le 9 juin, et les restaurants pourront accueillir 100% de leur capacité le 30 juin.

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