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À Lannion, la solidarité avec la Palestine s’inscrit dans la durée

Le Hamas et Israël ont convenu d'un cessez-le-feu, après 11 jours de bombardements dans la Bande de Gaza. L’Association France Palestine Solidarité du Trégor appelle à un rassemblement silencieux samedi 22 mai à 11h devant la mairie de Lannion. Mais pour exprimer concrètement leur solidarité, ses militants s’activent toute l’année.

Un accord de cessez-le-feu a été trouvé ce vendredi 21 mai entre le Hamas (au pouvoir à Gaza) et Israël. Dans l'enclave palestinienne, on dénombre 230 Gazaouis tués. Un premier rassemblement a réuni 90 personnes samedi 15 mai devant la sous-préfecture lannionnaise, à l’appel de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) du Trégor. « C’est pas mal pour Lannion ! » commente Claire Theret, présidente de l’association depuis 2 ans.

« On vend des pâtisseries palestiniennes »

Bien que les bombardements de Gaza aient motivé ces rassemblements, la mobilisation des militants de l’AFPS s’inscrit aussi dans la durée. Annulée cette année, la Quinzaine de la Palestine en Trégor se tiendra en janvier 2022. Entre exposition et conférences, l’évènement permet de sensibiliser sur la politique de colonisation israélienne. « Depuis 2005, des militants reviennent de Palestine avec des photos, des récits. C’est l’occasion de témoigner de l’avancement des colonies, de la construction du mur de séparation, des violences perpétrées contre les populations », explique Claire Theret. Un sujet qui la touche intimement, « je suis juive et arabe, je me sens donc concerné et consterné que les sionistes perpétuent des crimes au nom de la judaïté ». L’association projette aussi des fictions et documentaires sur le sujet, en partenariat avec les cinémas Les Baladins de Lannion et Le Douron à Plestin-les-Grèves, « et à la pause on vend des pâtisseries palestiniennes ».

Soutien à une coopérative palestinienne

L’argent récolté permet ensuite de financer des projets en Palestine. C'est une façon pour l’AFPS d’aider au développement d’une économie palestinienne indépendante d’Israël. « On a récolté 3000 euros pour une coopérative de jus de raisin en Cisjordanie, près de Hébron ». Un succès, puisque « l’entreprise possède désormais tout le matériel nécessaire, donc on va chercher un autre projet à soutenir, se réjouit Claire Theret. « Nous avons aussi donné de l’argent à la MAP (L'aide médicale aux Palestiniens) pour aider face à la pandémie ». Selon elle, les Bretons sont à la pointe de la mobilisation pro-palestinienne. « Peut-être ressent-on une espèce de solidarité avec les régions occupées ? » s’interroge-t-elle, faisant écho à l’histoire de la Bretagne.

« La situation s’empire en Palestine »

Lors du rassemblement de samedi 15 mai, elle a déposé une lettre à l’attention d’Emmanuel Macron. « On proteste contre le fait que le président de la république française ne proteste pas. » Un acte symbolique pour la militante associative, qui ne se fait pas d’illusions. « En général on n’a pas de réponse ». Pas de quoi décourager les militants de l’AFPS, qui appellent à battre le pavé samedi 22 mai, « car la situation s’empire en Palestine ». Cette fois, ce sera face à la mairie, « c’est sur une plus grande place, ça permet de faire des images et d'en parler ». Mais pas durant le rassemblement, qui prendra la forme d’une vigie silencieuse. « À la mémoire des morts, nous attirerons l’attention par notre silence » espère Claire Theret.

Après le rassemblement, l’AFPS continuera donc son action au long cours, par la pédagogie et la sensibilisation, « c’est d’abord par le biais de la culture qu’on essaye de communiquer sur ce conflit » conclut Claire Theret.

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