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Textile : après l’échec du « click & collect », les stocks s’accumulent dans les commerces lannionnais

Après des mois de fermeture, les commercant.es des magasins textiles du centre-ville de Lannion s’inquiètent : le click and collect n’a pas permis d'écouler les collections hivernales. Les vendeurs renvoient celles-ci ou essaient de les brader... quitte à annuler les soldes d’été prévus mi-juin.

Alors que le e-commerce a bondi de 13% pendant les 6 premiers mois de 2020 par rapport au trimestre précédent, selon le média LSA , le click and collect n’a visiblement pas porté ses fruits chez les commercant.es textiles de Lannion. On a essayé, mais personne n’est venu commander chez nous. Au mois de novembre, par exemple, nous n’avons reçu qu’une seule commande”, déplore Sébastien, le gérant du magasin Devred situé place du Centre à Lannion.

Face à cette situation, beaucoup de magasins ont donc fait le choix de fermer la boutique, le temps de travail des employé.es ne pouvant être rentabilisé. Pour beaucoup de magasins et de clients, la fracture numérique est trop grande. “Il faut prévoir un site web, mettre en place des moyens que nous n'avions pas anticipés. Et de nombreux clients ne se sont pas du tout habitués à ces nouvelles habitudes de consommation”, explique Caroline, employée de La Fée Maraboutée. "Si les gens viennent en boutique; c’est pour essayer, être conseillé ! Sinon ils commanderaient directement sur internet”, estime la vendeuse. 

Un surplus de stock des collections d’hiver 

L’échec du "click & collect" a eu des conséquences sur les stocks. Philippe, qui a ouvert 7 magasins cette année malgré la pandémie dans le centre-ville de Lannion, est ainsi confronté à des problèmes de gestion des collections d’hiver commandées en septembre. Celles-ci n’ont jamais réussi à s’écouler et restent à la charge des magasins non franchisés. “Une collection nous coûte plus de 10 000 euros ! Nous n’avons quasiment pas réalisé de ventes depuis octobre et nous ne pouvons plus nous renouveler.", témoigne le gérant de Sélection, ainsi que d'autres commercant.es. Certains ont fait le choix de revendre une partie de leur marchandise soldée à des usines, des grossistes ou des boutiques éphémères. 

Devanture du magasin Kookai le 19/05/2021

"Jusqu'à moins 60 % sur certaines collections” peut on lire sur la devanture du magasin Kookaï du centre de Lannion, dès le premier jour de la réouverture, le 19 mai. Une manière d'écouler une partie de ses vêtements d'hiver, l'autre partie étant renvoyée à l'usine. A l'inverse, la maroquinerie Léonie choisit de ne pas solder sa collection hivernale. Les soldes d'été arrivent beaucoup trop tôt, alors que nous n’avons même pas pu écouler nos stocks d'hiver. On ne peut pas se permettre de faire des prix dès la réouverture alors qu’on ne fait plus de bénéfices depuis des mois”, juge le gérant. Les soldes d’été ne concernerons donc pas tous les commerçant.es.

Laudet Esther 

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