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Violences faites aux femmes : les associations voient rouge dans le Trégor

Le problème des violences faites aux femmes ne disparait pas pendant le confinement. Les bénévoles sont en branle bas de combat dans les structures de soutien aux victimes de violences conjugales.

Lannion n'échappe pas à la problématique des violences intrafamiliales. Les victimes de violences conjugales sont d'habitude accompagnées par l'association LePas crée en 2007. Les structures d'aides aux personnes confrontées à ces violences attendent la fin du confinement dans la région avec anxiété alors qu'à la fin de la première semaine de quarantaine imposée le nombre de signalements de violences avait augmenté de 32% en zone rurale selon le ministère de l'intérieur.

Une situation explosive

Morgane Boete, psychologue intervenant dans la structure s'attend à une augmentation subite du nombre de consultations, expliquant que "pendant le confinement c'est encore plus complexe pour elles d'alerter sur leur situation". Le confinement à contraint les femmes victimes de violences conjugales à rester toute la journée avec leur conjoint et les moments d'isolement qui auraient pu permettre de donner l'alerte de manière discrète se sont réduis à peau de chagrin. La fin des mesures de restriction prévues pour le 11 Mai pourrait faire bondir les appels à l'aide. Morgane Boete s'inquiète de la situation à venir expliquant que "pour le moment on a peu d'appels" mais sait que la situation va s'aggraver.

Une vigilance accrue

Les pouvoirs publics ont répondu à l'augmentation importante du nombre de signalements par une communication accrue appelant à la vigilance des proches sur des signes de violences subies. La psychologue se réjouit de l'attention importante portée sur le sujet des violences conjugales même si certaines réticences se font sentir. Pour elle, "il faut continuer d'en parler" insistant sur son caractère généralisé. Pour la médecin diplômée courant 2002, il y a un lien évident entre la médiatisation et le nombre de prises en charge, "on le voit bien, peu après un événement ponctuel médiatisé on a des gens qui viennent nous voir".

Manque de moyens

Des nouveaux dispositifs d'alerte ont aussi été mis en œuvre, une simple phrase prononcée à un pharmacien peut déclencher l'appel des forces de l'ordre. Même si la psychologue accueille avec optimisme les propositions gouvernementales, le manque de moyen est une grande préoccupation dans le milieu associatif dédié aux violences faites aux femmes. Mais l'heure n'est pas à la levée de fond pour la médecin engagée qui improvisera au moment venu pour essayer de venir en aides à toutes celles qui en ont besoin. "On fera avec ce que l'on aura" dit-elle pour terminer.

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