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Les étudiant.e.s infirmier.ère.s au front face au Covid-19

Réquisitionné.e.s ou volontaires, les étudiant.e.s infirmier.ère.s se sont engagé.e.s dans la lutte contre l’épidémie de Covid-19.

Depuis le 23 mars et le début de l’état d‘urgence sanitaire, les étudiant.e.s des IFSI sont réquisitionné.e.s dans la lutte contre l’épidémie de coronavirus. Dans le décret du 23 mars, le Premier Ministre Edouard Philippe prend des mesures de réquisition de “tous biens et services nécessaires pour mettre fin à la catastrophe sanitaire”. Les IFSI étant fermés depuis le 13 mars, les futurs infirmier.ère.s ont donc été appelés pour venir en soutien du personnel hospitalier. Ce sont d’abord les hôpitaux qui ont appelé les étudiant.e.s.

Travailler dans une Unité Covid

C’est le cas de Emma, étudiante en première année à l’IFSI de Nantes. Elle a intégré début avril un service d’une Unité Covid du CHU de Nantes, où étaient pris en charge les suspicions de Covid-19, qui se sont finalement avérés négatifs. Elle ne sait néanmoins pas comment le CHU a opéré la sélection des étudiant.e.s. Emma a nettoyé les chambres du service pour réduire les risques de contaminations et d’infections. Elle assure avoir travailler dans de bonnes conditions, notamment pour le matériel mis à disposition. Les masques par exemple, étaient en quantité suffisante. Seuls les changement de surblouses étaient contraignants. “Dans la période actuelle, il faut encore plus faire attention aux déplacements des patient.e.s dans ce service, où des cas positifs étaient suspectés”, rappelle l’étudiante. Emma devait alors veiller à ce que les patient.e.s suspecté.e.s restent bien dans leurs chambres et ne déambulent pas dans les couloirs. Dans un autre service, où il y avait des cas avérés, les équipes soignantes étaient en combinaisons intégrale “c’était impressionnant”, confie-t-elle. A la suite de son réquisitionnement, Emma a “un sentiment de fierté” d'avoir participé et aidé dans cette lutte contre l'épidémie, en effectuant “un travail essentiel”“C’est une expérience enrichissante pour mon futur”, conclut-elle.

Des revendications des étudiant.e.s et
des infirmier.ère.s 

Les syndicats ont exposé leurs revendications pour le déconfinement. Le Syndicat National des Professionnels Infirmiers demande une revalorisation du salaire infirmier de 300 euros par mois et “pas l'aumône”. Thierry Amouroux, porte parole du syndicat, souhaite une “ reconnaissance salariale des compétences et des responsabilités des infirmier.ère.s. plutôt qu’une prime par ci par là”.  Le SNPI réclame aussi une prime pour les EHPAD et les services à domicile du secteur médico-social. Le syndicat estime que “ces ser­vi­ces en grande souf­france doi­vent béné­fi­cier des mêmes mesu­res que les hôpi­taux”. De son côté, la Fédération Nationale des Étudiant.e.s en Soins Infirmiers rappelle les droits des étudiant.e.s réquisitionné.e.s. Notamment sur le matériel mis à disposition, qui doit être identique à celui des professionnel.le.s. Des indemnités de transports sont aussi possibles. Le syndicat étudiant rappelle aussi l'obligation d'une convention de stage ou d’un contrat de travail pour protéger les étudiant.e.s. Enfin, ceux ou celles qui ont des critères de fragilité reconnus peuvent être exempté.e.s de tout contact avec les patient.e.s positif au Covid-19.

Des solutions pour l’après confinement ?

Le projet de loi pour la prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 23 juillet prochain, présenté par Edouard Philippe, a été adopté en première lecture au Sénat ce mardi 5 mai. Il est en vigueur depuis la promulgation de la  loi du 23 mars dernier, et pour deux mois. Le Gouvernement a pris cette décision car le niveau de circulation du virus reste élevé et les risques de reprise épidémique sont avérés en cas d'interruption soudaine des mesures en cours. Une levée de l'état d'urgence le 23 mai serait donc prématurée”. Cette situation exceptionnelle permet notamment les placements en quarantaine ou à l'isolement de personnes ayant séjournées dans des zones de circulation du Covid-19. Les équipes enseignantes ont dû s’organiser en conséquence. A l’IFSI de Nantes, les partiels et les stages de fin d’année ont été reporté à l’année prochaine. Il est encore impossible pour le moment, de savoir si le Gouvernement prolongera une nouvelle fois l’état d'urgence sanitaire après le 23 juillet. Il devra prendre en compte l’avis du comité scientifique en charge de l’épidémie de Covid-19. Les étudiant.e.s pourront encore être réquisitionné.e.s jusqu’au 23 juillet. Les IFSI eux, n’ont pas prévus de rouvrir avant la fin de l’année universitaire. 

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